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La Plume Boissiéroise
LE MOT QUI PLAIT
LES MOTS QUI TAISENT LES MAUX
MON ARBRE DU PLESSIS
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Une image  souvenir,

Un hommage à venir,

Mon arbre du Plessis

Revit comme le messie…

Sur sa frêle colline

Silhouette colombine

Tête ronde, tête verte

Éternelle découverte

Son beau tronc mince et long

Coiffait le mamelon…

Un souvenir d'enfance

Souvenir de vacances

Une cure de jouvence

Doux parfum de Provence…

Mais jamais, non jamais

J’ai gravi ton sommet

Faute d’avoir pris le temps

De vivre mes dix printemps…

Plus tard, oui bien plus tard,

J’ai cherché ton têtard

Je t'ai cherché en vain

Et ton image revint…

Tu n’étais plus mon arbre

Un sourire de marbre

Masquait nos doux visages

Gommait ton paysage 

Par deux immondes fûts

Que jamais tu ne fus…

C’était bois de Caunay

Seul moi je te connais… 

Sur ta frêle colline

Silhouette colombine

Tête ronde, tête verte

Éternelle découverte

Ton beau tronc mince et long

Coiffait ton mamelon…

  

21 février 2021©Copyright Jean-Claude Popinot-René Dubois

 

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L' INCONNU DE FONTADAM

Encore aujourd’hui, et bien plus qu’hier encore, mes souvenirs d’enfance ensoleillent ma vie.   Qui se souvient de Pers, la plus petite commune des Deux-Sèvres aux portes de Clussais et de La Pommeraie ? Mon père y était né ! Il avait une maison où j'ai passé toutes mes vacances de mon enfance… Alors, je veux vous faire partager mon bonheur de balades et de ballades d’enfant…

La fontaine de Fontadam source dans la commune de Caunay, mais elle est plus près de Clussais. Elle a la particularité d'avoir son eau légèrement bleutée en deux endroits, à la source même et un peu plus loin alors qu'ailleurs elle coule comme de l'eau habituelle. Et cette légende de Saint Junien ? Saint Junien le poitevin et non Saint Junien le limousin ! Alors écoutez et entendez la légende de l’inconnu de Fontadam…

Il fait chaud, très chaud ce jour-là. Les campagnes sont désertées par les hommes et les femmes. Les enfants sont calmes, assommés par la chaleur. Les parents font la sieste en ce début d'après-midi. Les vaches et les chèvres se sont mises à l'ombre sous les arbres feuillus. Même les chiens s'endorment au frais sous ces abris !

Pourtant un homme marche sous la chaleur acccablante. Il traverse le village de Clussais. D'où vient-il ? De La Pommeraie, le village voisin ? Comment le savoir ? Il paraît âgé d'une soixantaine d'années. Il se tient droit de son mètre soixante-dix ! Il est bien rasé, a le corps mince, des cheveux bruns bien coiffés, un nez aquilin et des yeux bleus ! Mais qui est-il ? C'est sûr, ce n'est pas un vagabond. Où va cet inconnu ? Le sait-il lui-même ?

Il passe à côté d'un des deux pigeonniers, deux fuies, deux tours carrées aux toits de tuiles… Puis plus loin près de la belle église romane à une seule nef, sans transept dont le clocher en ardoises domine les environs !

Il s'arrête un instant pour contempler le monument religieux, puis poursuit sa route sur le chemin boueux qui traverse les marais… Les marais ? Un lieu inhospitalier  aux herbes sèches l’été, inondable l'hiver… Au bout de ces marais, des bois ? L'homme continue son chemin. Il se trouve très vite au bord d'une petite clairière… En plein cœur,  encerclées de quelques pierres, restes d'un monastère, une source surgit ?? L'inconnu s'assoit sur un bloc et réfléchit un instant ! Où va cette eau  qui s'engage sans qu'on puisse voir où ?  En direction de Clussais ?

C’est alors qu’apparaît Jicé, un petit enfant de huit ans de Pers… Le garçon est vêtu d'une simple chemise à carreaux rouges et blancs et d'un short noir…D’habitude à cette heure matinale, son père et sa mère dorment. Il joue dans la cour de la ferme et court après les poules qui caquettent. Mais aujourd’hui, il a vu la barrière ouverte ? Ses parent avaient certainement oublié de la fermer 

Par curiosité, il l’a franchie, est passé devant la petite église et le mur du cimetière. Il est entré dans les bois  environnants en chantant. Il s'amuse à travers les chênes, les bouleaux… Il arrive à une clairière

Un homme est déjà là. Jicé ne le connaît pas. « Qui est-il ? Que vient-il faire ? Que dois-je faire ? Fuir ? Aller vers lui ? » Après une brève hésitation, il s'approche de l'inconnu… «  Bonjour monsieur, dit-il avec timidité.

- Bonjour. » Ce fut la seule réponse qu'il eut !

L'homme dévisage un court moment le garçonnet. Il a l'impression de connaître sa voix, son allure et pourtant il ne l'a jamais vu !

Alors, l'inconnu finit par engager la conversation. Quelle surprise ?  Cet enfant avait le même prénom, il connaissait les mêmes lieux, avait les mêmes souvenirs que lui !

Alors, l'homme inconnu comprit bien vite que l'enfant qui était en face de lui, c'était lui,  à huit ans !

Alors, un nuage de poussière envahit les bois et la clairière. Puis quand il disparut, l'homme avait disparu, comme par enchantement !  Quant à l'enfant, il jouait de nouveau dans la cour de la ferme de ses parents !

Les bois et la clairière n'avaient pas changé. Seule la source s’était métamorphosée ? En deux endroits, l'eau s’était légèrement azurée ? Au bassin rectangulaire entouré de pierres ?  Là, où était assis l'homme inconnu… Et plus loin à l’autre bassin rond ? Là, où était l'enfant ! Et l'eau, dans son lit, continuait son chemin vers les marais situés derrière les bois…

L'histoire aurait pu en rester là. Il n'y avait pas de témoin ! Cependant, une rumeur courut dans les villages des alentours ? Comment expliquer la construction des deux bassins à cette source ? Comment comprendre le nuage de poussière, la disparition de l'homme ? Jicé a-t-il causé ?

Certains y crurent dur comme fer ! D'autres restaient plus sceptiques !  Une petite minorité évitait d'en parler !

On a prétendu que l'homme inconnu n'était pas moins que Junien, le saint qui vécut là, et fondit un monastère, dont il ne reste que quelques pierres ! Quant au nuage de poussières, il aurait été provoqué, selon d’autres par la chute de pierres tombées de la "dorne" de Mélusine ? Vous savez La dorne le tablier dans lequel, selon la légende, la fée Mélusine transportait des cailloux ! Ces pierres devaient servir à la construction de l'église de Clussais. En tombant sur le marais, elles formèrent la butte de Montail que l'on peut voir encore aujourd’hui au sud-ouest du monument religieux. Par contre, il n'y eut  aucune explication quant à la disparition de l'inconnu ? Même, des plus croyants de l'histoire !

Personne n'eut jamais l'idée de donner un nom à la source. On prétend que Saint Junien l'appela Fontaine d'Adam, du nom du premier homme. Mais très vite, les gens l'appelèrent Fontadam ou Fontadon.

Cette source est considérée comme miraculeuse. Si vous souffrez de rhumatismes ou de maladie de peau, allez-vous baigner dans cette eau, là où elle est bleutée… C'est efficace, mais attention, elle est très, très froide ! 

9 novembre 2020©Copyright Jean-Claude Popinot

 

 
                  L'homme et le chat

 

Il était une fois

Dans une petite ville

Un homme ordinaire

Marié à une femme ordinaire !

L'homme travaillait

Un travail sans prestige ;

Sa femme faisait de même !

Le couple avait un chat

Qui avait une vie de chat !

L'homme regardait le chat

Le chat regardait l'homme

L'homme pensait

« Si j'étais un chat 

Je vivrai d'aventures

Je rentrerai pour les repas

La sieste et les câlins ! »

Le chat pensait

« Si j'étais un homme

J'aimerai partir le matin

Vivre autre chose

Mon domaine est bien petit

Ailleurs est la vie ! »

Une fée malicieuse passa

Et changea l'homme en chat

Et le chat en homme !

Que pensez-vous qu'il advint ?

Il était une fois dans une petite ville

Un homme et un chat....

 

18 juillet 2015©Copyright Jean-Claude Popinot

LA VIE DE JEAN-CLAUDE
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L'homme et le chat

 

Il était une fois

Dans une petite ville

Un homme ordinaire

Marié à une femme ordinaire

L'homme travaillait

Un travail sans prestige

Sa femme faisait de même

Le couple avait un chat

Qui avait une vie de chat

L'homme regardait le chat

Le chat regardait l'homme

L'homme pensait

« Si j'étais un chat 

Je vivrai d'aventures

Je rentrerai pour les repas

La sieste et les calins »

Le chat pensait

« Si j'étais un homme

J'aimerai partir le matin

Vivre autre chose

Mon domaine est bien petit

Ailleurs est la vie »

Une fée malicieuse passa

Et changea l'homme en chat

Et le chat en homme

Que pensez-vous qu'il advint...

Il était une fois dans une petite ville

Un homme et un chat.... (Lisette et Jean-Claude)

 
LE GRAND ARBRE
>  
> Sur la pelouse l’arbre est tombé
> Abattu par les jardiniers
> Tous les oiseaux sont chagriniés
> Leur arbre d’envol a succombé
> Ils pleurent leurs nids dans ses feuillages
> Il était bon, fort, en plein âge
> Les chats grimpaient sur son faîtage
> Pour voir le monde en héritage…
> Sur la pelouse l’arbre est tombé
> Abattu par les jardiniers
> C’était mon arbre un robinier
> Que ma cabane a surplombé
> Plus d’ombre l’été pour vous poser
> Plus de fleurs blanches, d’épines osées
> Mais de la place pour moi bronzer
> Sous le soleil pour pavoiser 
> En solitaire, en damoiseau
> Sans chat de gouttière, sans chant d’oiseau…
> C’était mon arbre, il vit encore
> Dans ma mémoire il n’est pas mort…
>  
24 mars 2021©Copyright Jean-Claude Popinot-René Dubois
 
 
Le soleil et la lune

 

 Le soleil a rendez-vous avec la lune"

Chantait Charles Trenet

Mais le soleil fut maladroit

Et la lune mal lunée

Ce devait être une cour d'amour

Ce fut un cour...roux de lune

"Que tu es sot, soleil!" dit-elle

Vexé il quitta la lune

Pour se cacher dans les nuages ! 

Comprenez-vous  maintenant pourquoi

Cet été,

Le soleil n'était pas au rendez-vous

Au grand dam des vacanciers….

Ecrit, il ya quelques années…

 
Ma souris se rit…

 

Une souris n’avait pas un sou !

Si ?

Comment faire pour manger tout son riz ?

Souci !

Pas de seau,

Pas de sou,

Pas de riz …

Tant pis !

 

Une souris  sans ou c’est bien du souci pour quelqu’un qui n’a plus de dent pour manger son riz !

 

Mardi 26 janvier 2016

LE LIVRE DE JEAN-CLAUDE...
LES NOUVELLES DE J-C !
 
BAFRAIS

Le panier est presque plein. Il faut dire que Bafrais connaît bien la forêt « sa forêt ». Il sait où se trouvent les champignons et surtout les bons. Aujourd'hui, il y a du brouillard épais, mais çà ne gêne pas ce gaillard robuste. Encore un petit quart d'heure et il pourra rentrer chez lui, où il donnera les fruits de sa recherche à sa femme. Un plat de plus pour midi. Déjà la salive lui vient à la bouche  car son épouse est bonne cuisinière.

Soudain, un cri horrible retentit dans la forêt : c'est  la bête ¨Pharamine, monstrueuse de couleur blanche. Elle est si effrayante que le plus  vieux chêne de la forêt  essaie de sortir maladroitement ses racines du sol pour s'enfuir. Ce mouvement fait déborder les deux étangs : un tsunami qui menace de noyer Bafrais. Celui-ci s'enfuit, la peur au ventre, abandonnant son panier.

Même les oiseaux qui nichent sur ce chêne s'enfuient bruyamment du lieu.

Mais la bête doit faire demi-tour.  Arrivé à l'unique porte du bâtiment,  Bafrais essoufflé et tremblant de tout son corps, s'arrête. Que doit-il faire maintenant ? Raconter à sa femme ce qu'il a vu ? Elle ne le croirait pas ! Elle penserait qu'il a trop bu, ou que son imagination a dépassé ce qu'elle pourrait entendre de lui !

 

Même chose pour ses voisins. Il reprend son souffle et ouvre la porte. Sa femme est là à l'attendre. Elle ne remarque pas le changement opéré par son mari, suite à cette aventure. Elle ne fait pas attention : il est revenu sans son panier !

Plusieurs jours passent. Bafrais hésite de revenir dans la forêt. La peur est toujours là. Mais la curiosité l'emporte. Il prend un bâton et revient sur les lieux de chasse aux champignons. Il trouve le chêne bien enfoncé dans le sol, le tronc majestueux sorti de terre. L'arbre est, comme il le connaissait avant, calme et détendu. Plus loin, il retrouve son panier, mais les champignons y pourrissent ! Il vide le panier puis... surprise : à la place où il avait vu la bête Pharamine,  une pierre blanche se dresse ? Il poursuit son chemin en direction des deux étangs. L'eau stagne comme d'habitude.

Il recommence plusieurs fois de marcher sur ces lieux… Non, il n'avait pas rêvé ! Le chêne était bien là, tout comme les étangs et la pierre blanche…

Il décide de ne parler à personne de son histoire. On l'aurait pris pour un fou !

 

 

 

L'histoire dont je viens de vous parler se passe dans l'actuel forêt de Grasla : l'arbre  c’est le chêne chevreuz . Il existe bien deux étangs dans cette forêt. Quant à la pierre, elle est toujours visible : c'est la « pierre blanche », un ancien menhir, le lieu de rendez-vous des fées et des sorciers 

 

Samedi 30 janvier 2016…

 

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Marie-Madeleine

Marie-Madeleine

Apporte ton seau

L'eau de la fontaine

Coulera bientôt…

Bientôt la fontaine

Epuisera ton eau

Toute l'eau de ta peine

Où coulent tes sanglots…

J'ai vu dans la fontaine

Ton visage si beau

Et j'ai calmé ta peine

En buvant  de ton  eau…

 

C'était  comme une reine

C'était  notre berceau

Là, où est la fontaine

Où j'ai bu tout ton seau…

 

Oh! Marie-Madeleine

Laisse tarir ton seau

Quitte cette belle fontaine

Et rejoins-moi bientôt…


 

Juillet 2013

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