Page d'accueilPlan du siteAjouter aux FavorisImprimerEnvoyer à un ami
La Plume Boissiéroise
LE MOT QUI PLAIT
LES MOTS QUI TAISENT LES MAUX
NOEL CONTES NOEL
LE CHAPEAU DE CHURCHILL
DE GAULLE VU PAR MAURICE EMERY
Vign_MAURICE_EMERY_DE_GAULLE
Maurice raconte ses rencontres avec le Général De Gaulle
Après une vie bien remplie comme CRS, garde républicain, Maurice Emery, 94 ans, réside aujourd’hui à l’EHPAD de la Berthomière de Longeville-sur-Mer. Il a été de toute sa vie au service des grands de ce monde et de la République. De Winston Churchill en 1945 à Georges Pompidou en 1972, il a pour chacun de nos présidents quelques anecdotes à nous raconter…  Mardi dernier à l’occasion du goûter mémoire longevillais, il a raconté le Président Charles De Gaulle, dont il assurait régulièrement alors la garde rapprochée, de l’Elysée à la Boisserie de Colombey-les-Deux-Eglises : «  Souvent, très souvent, quand le général et sa femme séjournaient à la Boisserie, ils étaient seuls, sans la famille ou les amis. Parfois quand il avait besoin de voir l’un des CRS, il le faisait appeler dans son bureau. Il aimait se renseigner sur leur vie, leur carrière professionnelle… Je n’étais pas impressionné par ce Grand Homme, car il était très simple. Quand il serrait la main, c’était une poignée ferme, franche. Pendant l’entretien « tante Yvonne » venait nous servir le café avec une petite gâterie. Nous, nous vivions dans un hôtel restaurant, dans une petite commune voisine. Lorsque le général quittait l’Elysée, il était escorté jusqu’à la sortie de Paris par la garde mobile. Nous prenions alors le relais jusqu’à la destination finale. Pour nous rendre à la Boisserie, il fallait passer par Nogent sur Seine, Montereau, Troyes, Bar sur Aube … En principe le général et sa femme quittaient Paris le samedi et revenaient soit le dimanche soir ou le Lundi matin. A la Boisserie le général était toujours en uniforme, il se séparait seulement de la cravate et du képi.  Il faisait des balades à pied. Son escorte se composait d’une dizaine de personnes, 3 véhicules et au moins 4 motos. Ces dernières prenaient les devants pour barrer les rues qui débouchaient sur le parcours, et venaient reprendre leurs places dans le cortège jusqu’au prochain carrefour. Au début ils avaient des motos françaises SEMEC L7 de la maison RATIER, mais elles avaient souvent des pannes, elles ont été remplacées par des BMW. Les voitures étaient des Citroën (DS, tractions). Le personnel de la Boisserie était très discret. La venue du général n’était jamais annoncée à l’avance au village. Tous les dimanches la famille de Gaulle allait à la messe à l’église toute proche. Mais par mesure de sécurité le trajet se faisait toujours en voiture. Après chaque mission, les CRS avaient droit à 2 ou 3 jours de repos. Mais en cas d’urgence, nous pouvions être appelés la nuit même pour partir et les conjointes recevaient une lettre 4 ou 5 jours plus tard, leur annonçant que leur CRS de maris étaient à tel endroit ! De Gaulle un homme simple qui nous parlait simplement… »i
 
GOUTER-MEMOIRE DU 25 NOVEMBRE 2015
 
Thème : la lecture (suite du goûter-mémoire précédent)
 
René a apporté plusieurs livres anciens, d'auteurs classiques :Chateaubriand, Lamartine, Condorcet etc... ainsi qu'un petit format du dictionnaire, ancêtre de l'encyclopédie.
 
La plupart avait une couverture rouge. C'était les livres de récompenses donnés aux élèves à la fin de leur année scolaire, accompagnés pour le premier de la classe d'un Prix d'Honneur et pour les 2ème et 3ème d'un prix d'Excellence.
Sur la première page du livre, le maitre ou la maitresse inscrivait  la nature du prix accordé à l'élève.
Il y avait le prix de gentillesse, d'écriture, de sagesse, de politesse, de lecture, d'orthographe, de calcul, d'application; etc...
 
René a lu un passage de Graziella de Lamartine, mais se sont les pièces de Molière, le monde de Gulliver, les misérables de Victor Hugo, qui étaient plus présents dans leurs mémoires.
 
Une maison, presque face à la mairie, a un fronton orné de 2 têtes (Bacchus et ?). C'était le théâtre du patronage de l'école Saint Joseph.

Ils se souviennent tous des pièces qu'ils y ont joué : Les misérables, les 2 orphelines, le comte de Monte-Christo, Lagardère, le p'tit Jacques, le bossu, et bien d'autres sous la direction des filles Galerneau et Gobart. Abel jouait dans toutes les pièces : il faisait le bouche-trou.
 
Les lectures favorites étaient les pieds nickelés, Bécassine, Bibi Fricotin, Buffalo Bill, le chasseur français et tous ceux cités au cours du précédent goûter-mémoire.
 
Question de René : Quel était votre modèle, qui auriez-vous aimé être ?
1 personne a répondu : Président de la République
 
René nous a parlé de la fille du Président Auriol, Jacqueline Auriol, célèbre pilote d'avion, mais qui avait un sacré caractère, elle était folle. Propos confirmé par Maurice.
 
 
Le prochain goûter-mémoire aura lieu le 16 décembre sur le thème de Noël
 
Dates des goûters-mémoire de 2016 :
 
13 janvier
17 février
16 mars
13 avril
18 mai
15 juin
© 2010
Créer un site avec WebSelf